Un drôle d'outillage (épisode 1)

Publié le par Paddygenéalo

 

C’est une question qui se pose à tous les généalogistes amateurs, et qui est posée sur tous les forums et autres lieux d’échanges traitant du sujet. Et chacun de vanter les mérites de son logiciel préféré.

Eh bien moi, je n’utilise pas de logiciel de généalogie.

A vrai dire, cette façon de présenter les choses n’est pas exactement juste : j’ai mon propre logiciel. Je suis l’un des derniers adeptes de la généalogie en mode tableur. Je sais que ça va paraître absurde à la plupart mais c’est ainsi. Au départ, ce n’est pas un choix et cela tient beaucoup à la façon dont j’ai commencé à construire mon arbre, par hasard. J’avais donc une liste que naturellement, parce que j’ai un peu oublié les vertus du papier et du crayon, j’ai saisie sous Excel. Et pourquoi pas sous Open Office ? en effet, pourquoi pas… Et puis ma petite liste s’est enrichie : dès que j’ai dépassé les arrière-grands-parents, il a bien fallu imaginer un système pour organiser ces ancêtres qui commençaient à s’accumuler.

Et c’est ainsi que j’ai réinventé, sans le savoir, la numérotation Sosa ! Ou presque : mon système à moi est décalé de 1. En effet, mes vieux restes mathématiques m’ont indiqué comme une évidence que la racine était le numéro zéro et non, comme dans Sosa, le numéro 1. Ensuite, j’ai juste repris la logique des numéros de sécu : le 1 pour le père et le 2 pour la mère. Ainsi, le grand-père paternel est le 11 et la grand-mère maternelle le 22, et ainsi de suite en multipliant par 10 à chaque génération puis en ajoutant 1 pour le père et 2 pour la mère. Présenté comme ça, on n’est pas au Sosa… Comme cet identifiant n’était pas très lisible, j’ai cherché un moyen de le convertir en un numéro unique plus facile à manipuler : à partir d’une liste de 1 et de 2, l’idée était assez immédiate d’assimiler cela à une notation semi-binaire et d’arriver à la formule :

Un drôle d'outillage (épisode 1)

Où U est l’identifiant à définir, l la longueur de l’identifiant fait de 1 et de 2, et Ci le chiffre (1 ou 2) en position i. Et voilà comment on retombe, par hasard ou par nécessité sur la numérotation Sosa décalée de 1 unité.

Evidemment, ça peut paraître étrange, mais c’est venu naturellement, au fur et à mesure des besoins. En réalité, ce qui est venu d’abord, c’est le besoin d’une liste toute bête avec un nom, un prénom, une date de naissance, une date de décès (eh oui…) et les lieux correspondants. Ensuite, il faut relier les uns aux autres et c’est là que la numérotation avec des 1 et des 2 est arrivée, donc très vite puisqu’elle relie directement un individu à ses parents.

Bien sûr, très vite je me suis rendu compte qu’il fallait aussi enregistrer d’autres information, telles que le métier de la personne retrouvée, ou même d’autres informations diverses. Facile : voilà deux colonnes supplémentaires. D’autres sont arrivées sans plus de souci : les noms des pères et mères, pour la lisibilité, et quelques autres de nature plus technique comme une série d’indicateurs précisant si la filiation était ou pas connue.

C’est à peu près à ce moment là que je me suis rendu compte qu’une représentation graphique gérée à la main de l’arbre n’était pas faisable. Alors, j’ai demandé à Google. Et j’ai trouvé Geneanet ainsi que quelques logiciels gratuits de généalogie que je n’ai pas eu envie d’adopter, surtout pour garder cette liberté que me procure le logiciel « perso ».

Grâce à Geneanet je pouvais effectuer des recherches sans même y avoir mes données, mais ça ne paraissait pas très cohérent. Donc bien vite, je me suis mis en quête de la définition du format qui me permettait d’envoyer mon arbre dans cette base de données afin de pouvoir montrer ce que j’avais chez moi à ceux qui, fort gentiment, répondaient à mes questions de néophytes. Et là, ce fut la découverte du « Gedcom ». Heureusement pour moi, le système des fichiers textes avec balises m’est connu depuis longtemps (des décennies…). Et dans cette catégorie, le gedcom est tout de même plus rudimentaire que la famille des « ML » (GML, HTML, XML, etc…), mais un tantinet bordélique et d’une normalisation un peu douteuse.

La seule description de la production de ce Gedcom demanderait plus qu'une seule note de blog, et l'utilisation d'un tableur comme outil de généalogie quelques notes...

 

Voilà pourquoi ceci est un "épisode 1" qu'on pourrait titrer "Comment j'ai par inadvertance réinventé le numéro Sosa".

 

A suivre...

 

 

 

Publié dans Généalogie

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