Un drôle d’outillage (épisode 4)

Publié le par Paddygenéalo

Cet article fait partie d’une série… Comme les précédents épisodes, il a pour but de conter l’enrichissement (et de plus en plus la métamorphose en « usine à gaz ») de la petite feuille de tableur où j’avais, presque par inadvertance, commencé mon arbre généalogique…

Résumé des épisodes précédents :

J’avais donc commencé par noter quelques informations dans une feuille de tableur, me posant assez vite la question de l’identifiant, puis celle de la communication avec le monde. Dans l’épisode 3, je découvris l’utilité des fratries et trouvai une solution pour les enregistrer.

Episode 4 : encore plus loin

Alors que j’étais remonté à marche forcée parmi mes ancêtres, il me vint, on se demande pourquoi, l’idée de compiler la descendance de l’un d’entre eux, sans doute parce que j’avais été amusé par son prénom (Melchior) et sa profession (il était devenu brasseur). Comment donc enregistrer les enfants de ses propres enfants qui n’étaient pas les ancêtres ? C’est ainsi que je créai une troisième catégorie : les « autres ».

La clef d’identification de ces « autres » fut traitée de manière assez simpliste : un simple numéro d’ordre ! Cela me causa par la suite pas mal de soucis mais je n’ai pourtant pas remis en cause ce principe. Comme je cherchais à établir une descendance, il y avait deux catégories d’individus : les enfants et les conjoints, d’abord d’un « collatéral » puis d’un « autre ». Comme les premiers individus saisis étaient des conjoints, je créai une clef famille sous la forme d’identifiant époux suivi de l’identifiant épouse et quand l’un des conjoints était un collatéral, j’utilisais l’identifiant cité précédemment : « C » suivi de la clef de l’ancêtre (le quasi Sosa imaginé au tout début) x 100 + le numéro d’ordre. Quant à l’identifiant du conjoint qui est un « autre », rien de plus simple : « A » suivi de la clef créée en numéro d’ordre.

Je pouvais donc ainsi continuer à élargir l’arbre et à produire le gedcom permettant d’échanger ces données.

Pour chaque individu « autre », j’ai prévu de conserver l’identifiant des parents et du conjoint (soit les deux cas de figure générant la création d’une entrée dans ma liste). J’attribuai aussi un type à chaque individu « C » comme conjoint ou « E » comme enfant. Par la suite, je fus amené à en créer d’autres, comme « X » pour gérer l’individu qui est à la fois un conjoint mais aussi un descendant d’une lignée existant dans l’arbre (pas forcément d’ailleurs un cousin, même éloigné, de son conjoint puisqu’il peut aussi s’agir de deux personnes qui me sont apparentées mais pas parentes entre elles).

Une fois crée cette catégorie des autres, il me devint simple de traiter le cas des autres conjoints de mes ancêtres, et donc de leurs « demi » frères et sœurs, situation assez courante en un temps où le divorce n’existait pas mais où il n’était pas rare de mourir en laissant un veuf (souvent suite à un décès en couches) ou une veuve en âge de se remarier et d’avoir d’autres enfants. Il me suffisait en effet de créer un conjoint non d’un collatéral mais d’un individu de ma base principale, celle de mes sosas en attribuant à ce dernier un identifiant fait de « I » suivi de son numéro unique (le quasi Sosa).

L’usine à gaz commençait à montrer son enchevêtrement de tuyaux… et pourtant son édification n’était pas terminée. Je sentais bien que ça devenait compliqué à suivre même si, vieux réflexe appris voilà bien longtemps rue St Martin (occasion de rendre hommage à mes maîtres : Philippe Facon, si il y a un au-delà, sois loué), j’avais glissé autant de commentaires que l’impatience de voir le résultat me le permettait.

Je me demandais vraiment si continuer de développer mon propre et drôle d’outillage était une bonne idée. Episode 5 ?

Publié dans Généalogie

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