Melchior Groulez

Publié le par Paddygenéalo

Sonnez trompettes, Melchior Groulez a 286 ans.

Evidemment, il n’est plus de ce monde, et depuis un bon moment puisqu’il est décédé le 22 octobre 1784 à l’âge de 54 ans et fut inhumé à Marchiennes en présence de son fils François Joseph qui n’est autre que mon sosa 224, dont la longévité sera beaucoup plus grande puisqu’il est, quant à lui décédé en 1846, toujours à Marchiennes à l’âge de 88 ans. Lorsqu’on l’inhume, Melchior est qualifié de brasseur.

Melchior Groulez, mon sosa 448 est donc né le 4 avril 1730. A Versailles, Louis XV régnait mais sans doute à Marchiennes n’en avait-on pas grand-chose à faire… Il est le fils d’Honoré, qui est journalier, et de Toinette Boucher. Je ne lui connais qu’un seul frère, Pierre-Joseph, ce qui est assez étonnant mais peut-être d’autres sont-ils morts en bas âge.

Il se marie le 23 juin 1756 à Marchiennes avec Anne Joseph Dusart. Parmi les témoins, un seul sait signer, c’est le frère de la mariée. Le père d’Anne Jospeph, Joseph Dusart est dit lui aussi journalier lors de son décès en 1762 à l’âge de 80 ans (selon l’acte mais il est né en 1689 à Wandignies-Hamage .

Melchior Groulez

Le 28 octobre 1757, lors du baptême de son premier fils François Jospeh, Melchior est dit journalier, comme son père, comme son beau-père. Il l’est encore le 22 février 1760 au baptême de son second fils Louis Stanislas, comme le 26 février 1762 au baptême de Pierre Joseph. Mais le 22 août 1768, toujours à Marchiennes, quant est baptisée l’enfant suivant du couple, Marie Angélique, son père Melchior est brasseur. Pourtant, lors de la naissance du dernier enfant, Nicolas-Joseph, le 3 aôut 1767, Melchior est de nouveau dit journalier. Mais le 15 décembre 1769, au baptême de Rosalie Pétronille, il est de nouveau brasseur, comme l’est son frère Pierre Joseph qui perd sa fille Scholastique le 14. On meurt beaucoup en bas âge à l’époque et le 18 juin 1771 Melchior Groulez et Anne Dusart perdent leur fille, nommée Véronique et âgée de 18 mois sur l’acte de sépulture mais il ne peut s’agir que de Rosalie Pétronille (qui n’a pas de sœur jumelle et dont on ne trouve plus trace ensuite). A ce décès, Melchior est qualifié d’aide-brasseur, comme lors de la naissance puis du décès en mars 1772 de Philippe Joseph. Un dernier naîtra le 25 juin 1773, Jean Baptiste Joseph, Melchior est dit brasseur.

Les actes de mariage des enfants n’apprennent rien sur le métier de Melchior. Son premier fils se marie une première fois en 1777 et est dit cordonnier. Il y aura quelques cordonniers chez les Groulez dont je descends. Et aussi quelques boulangers comme le fut Jean Baptiste Joseph mais je doute fort que le métier de boulanger d’Achille ait à voir avec son arrière-grand-oncle Jean-Baptiste qui exerça son métier à Bruges. On retrouve d’ailleurs plusieurs Groulez en Flandres, mais c’est une autre histoire. L’un d’eux est un des autres fils de Melchior, Nicolas Joseph, marié à Courtrai en 1786, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme et cousin issu de germains qui fut soldat au régiment de Metz et participa ainsi à la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

Voilà, il est donc grand temps de dire ce que Melchior Groulez, brasseur, a d’important pour moi. Sans doute amusé par le prénom et le métier de mon ancêtre, j’ai, alors que je ne m’intéressais jusqu’alors qu’à mes ancêtres directs, entrepris d’étudier sa descendance. Elle n’est pas complète mais grâce à cette expérience, j’ai compris l’intérêt de compléter les arbres avec les colatéraux.

 

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