"Q" comme Quantité

Publié le par Paddygenéalo

Au début, on essaie d’en trouver le plus possible et on accumule les ancêtres sans penser à ces petits détails qui en réalité auraient été fort utiles si on avait pris la peine de les noter. Le nom d’un parrain, d’une marraine, ou même d’un simple témoin permettent souvent de retrouver le fameux chaînon manquant sur lequel on butte.

Le généalogiste débutant est souvent obsédé par la quantité. J’étais à la fois impressionné et effrayé de voir des arbres en ligne afficher plusieurs milliers de noms, sans réaliser que cette accumulation était faite de parents éloignés, voire parfois de personnes sans lien direct mais qui sont soit des ancêtres de conjoints de cousins, soit de simples témoins. Je n’ai personnellement pas (pas encore peut-être…) poussé le bouchon aussi loin. D’autres arbres en ligne ne sont en réalité pas des arbres généalogiques au sens strict mais plutôt un vaste relevé, systématique, des actes d’une commune mis là par celle ou celui qui l’a constitué et a ainsi souhaité le mettre à disposition. Tiens, « P » comme partage eût fait un joli titre.

Je voudrais profiter de l’occasion pour rendre hommage à quelqu’un avec qui j’ai parfois échangé et dont les travaux ont été souvent une source précieuse. Ses relevés en ligne sur Geneanet sont certainement connus de tous les généalogistes amateurs qui se sont intéressés à cette région proche de la Belgique, aux confins des anciens évêchés de Tournai, Cambrai et Arras. Ceux-là auront certainement compris que c’est à Yvette Dessaint que je pense. C’est une « cousine » bien sûr, mais je n’ai plus aucun doute sur le fait que nous le soyons tous, au moins dans ce périmètre géographique limité(1).

La quantité donc… Aujourd’hui, selon Geneanet, mon arbre compte 4238 noms. J’en ai quelques-uns de plus dans mes archives : contemporains que je n’ai pas remontés d’une part mais surtout des branches qui restent à explorer et pour lesquelles la filiation me paraît douteuse. Sans compter toute une branche que je qualifierai de fantaisiste(2) conservée pour me rappeler ce qu’il ne faut pas faire.

Depuis un certain temps, le nombre de personnes constituant mon arbre n’augmente plus guère. Non que je sois arrivé aux limites(3), mais je préfère consolider en documentant mieux, même si je prends sans doute un risque en ne recopiant pas toujours les actes trouvés pour me contenter de conserver leur adresse sur le net(4), mais on ne se refait pas et je fais confiance à la technologie.

De temps en temps, il grimpe un peu, lorsque le hasard d’autres recherches me met sur la piste d’une branche nouvelle ou juste ignorée. Le plus récent ajout majeur est celui des cousins américains. Mais là encore, il me semble plus simple, et plus efficace aussi, de ne pas accumuler la descendance ainsi découverte de cousins de mes ancêtres. Je préfère, quand c’est possible, noter le lien vers l’arbre en ligne du lointain parent contemporain qui l’a établi. Ainsi, l’arbre virtuel croît sans réelles limites.

  1. C’est par le village de Saméon (près de 26000 individus dans son arbre) que le lien s’établit, mais ses relevés couvrent aussi le voisinage où, bien sûr, nos ancêtres ont aussi vécu.
  2. Il semblerait que certains cherchent désespérément à se raccrocher à une branche noble, au prix de quelques approximations fort douteuses, j’ai déjà évoqué cela dans un autre post. A moins que ce ne soit qu’un méchant piège à copieurs.
  3. Le seul gisement non exploité important d’ancêtres directs est celui du Gers
  4. Les "permaliens" que la plupart des sites d'archives départementales proposent. Pour le Nord, j'ai une table...
"Q" comme Quantité

Publié dans ChallengeAZ

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