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Publié le par Paddygenéalo

A la lettre « Q », inutile d’invoquer le Quapillotractage… J’ai fouillé mon arbre généalogique de fond en comble, enlevant la poussière du revers des feuilles bien cachées et parfois déjà transformées en humus… Rien à faire.

J’ai bien quelques Quentin et Quintin, tant parmi mes ancêtres directs que parmi les collatéraux mais tous ont vécu au XVIIIè siècle, à croire que le prénom est tombé en désuétude, jusqu’à ce que ceux de ma génération l’adoptent à nouveau pour nommer avec un peu d’éphémère originalité leurs enfants.

Les patronymes ne me furent pas d’un grand secours, même si au passage j’ai pu confirmer la filiation de ma sosa 1855 Marie Joseph Quiévy, née à Roucourt (Belgique, province du Hainaut) en 1688. Ah les archives de l’Etat belge, toujours un plaisir même pour les années anciennes qui ne figurent pas dans les formidables tables construites au XIXè siècle. Dommage qu’ils ne proposent pas, eux non plus, de lien :ark… Mais rien à voir avec la Grande Guerre. A moins de considérer cela sous un autre angle : mon arrière-grand-père Achille Groulez, né en 1870 est son descendant à la 7è génération, et donc ma grand-mère, née en 1902, à la 8è.  En prenant une hypothèse de 3 enfants ayant une descendance par génération en moyenne, cela nous ferait 2200 personnes à la 7è et 6561 à la 8è, et donc, en se limitant aux descendants masculins, de 3 à 4000 potentiels soldats de la guerre de 14. Statistiquement, on a forcément quelques dizaines de soldats tués sur les fronts de cette boucherie. De fait, j’en ai déjà cité quelques uns et en citerai encore, jusqu’à la dernière lettre de ce Challenge AZ. Mais remonter à un cousinage aussi lointain, ne serait-ce pas un peu exagéré ? Et de toute manière, sauf à piller les arbres en ligne, impossible de construire rapidement la descendance de cette fort lointaine ancêtre.

Q

Exit donc prénoms et noms de famille. Il me restait les noms de lieux. Mais seulement deux communes avec la lettre Q dans mon arbre : Quaregnon, en Belgique pour une naissance au hasard des voyages d’une péniche, et Quiévy, dans le Nord, 10 km à l’est de Cambrai, mais au XVIIIè siècle là encore.

Ne restait que l’espoir d’identifier un cousin plus ou moins lointain parmi les soldats de l’arrondissement de Douai dont j’ai indexé et recensé les fiches de Mémoire des Hommes.. Je connais sept soldats tombés à Quennevières, dans l’Oise originaires de l’arrondissement. Hélas, parmi eux aucun n’a une parenté évidente avec moi. Je citerai toutefois Gustave Augustin Derome, né à Raimbeaucourt le 19 octobre 1894. Selon les arbres consultés, son ascendance se trouve dans les mêmes villages qu’une partie de la mienne : un cousinage est possible, voire probable car on trouve des noms de famille communs. Mais difficile à démontrer et de toute manière ce serait une parenté plutôt lointaine.

Ainsi, à la lettre « Q », pas de cousin mort pour la France durant la première guerre mondiale. Pas de cousin identifié du moins.

Publié dans 14-18, ChallengeAZ, Généalogie

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