Marie Rose

Publié le par Paddygenéalo

En suivant twitter, j'ai vu passer le hashtag #1J1Ancetre et aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Marie Rose Guérin, ma trisaïeule. Une occasion de regarder un peu ce que je sais, ou ne sais pas de cette ancêtre à la fois proche et très lointaine.

Elle est proche: décédée en 1902 elle aurait pu, en théorie, connaître mon grand-père, son petit-fils né en 1901. Evidemment, le conditionnel s'impose car il est né dans le Nord et elle vivait à Paris où par la suite il viendrait lui aussi, avec ses parents. Je sais même qu'il a habité, avec sa mère devenue veuve rue de la Grange aux Belles, c'est à dire pas bien lui de là où elle était née, dans le XIX, et pas bien loin non plus de ce pont sur le canal de l'Ourcq auquel j'attribue, mais ce n'est que mon choix, ma rencontre de mes arrière-grands-parents.

Pont sur le canal

Pont sur le canal

Le canal, la rue de la Grange aux belles, et quelques autres lieux du XIX, j'en ai déjà parlé ici et cette page a une signification particulière, mais je ne pouvais pas le savoir au moment où elle fut publiée.

Il y a donc aujourd'hui 190 ans naissait à Bitry, dans l'Oise et aux confins de l'Aisne, celle qui deviendrait ma trisaïeule.

Acte de naissance

Acte de naissance

Bien sûr, ce qui m'a le plus frappé lorsque j'ai découvert les parents de mon arrière-grand-mère, dont le ne savais pas grand chose à ce moment là(1), c'est qu'elle et mon arrière-grand-père étaient cousins germains. A leur mariage, tous deux étaient mineur et elle n'avait qu'à peine plus de seize ans. Les deux cousins avaient-ils commis des actes que la morale réprouve, avait-il fallu les marier en urgence? On ne sait, on peut toutefois le supposer. Même dans un village où somme toute, chacun était sans doute plus ou moins cousin de tout le monde.

Je ne sais pas non plus ce qui les a fait émigrer à Paris vers 1860. Sans doute le phyllloxéra. Eh oui, on cultivait la vigne dans ces régions pourtant septentrionales. Une piquette sans doute, même si on n'est pas très loin de la Champagne(2).

Mais finalement, ce qui me frappe le plus c'est que le couple eut au moins 8 enfants, dont plusieurs ne vécurent guère. Et encore, il pourrait bien m'en manquer entre 1859, naissance d'un premier Désiré à Margny les Compiègne et 1865 avec la naissance d'un autre Désiré à Paris 19è cette fois. Ni l'un ni l'autre ne vécurent plus de quelques mois.Au moins deux autres sont mortes en bas âge en 1848 et 1851. En fait, je n'ai de trace à l'âge adulte, par leur mariage au moins, que de trois des enfants de Marie Rose.

Me voila bien familier avec cette ancêtre dont j'ignorais tout il n'y a finalement pas si longtemps. Elle me pardonnera, si jamais elle est quelque part.

Elle deviendra veuve en 1883, ce qui nous permet de savoir qu'à cette époque elle était concierge, toujours dans le XIXè arrondissement. Elle y décédera en 1902. J'espère dans un confort relatif. Mais ça, impossible de le savoir.

Marie Rose
  1. Par la suite, j'en ai appris plus et finalement j'ai même découvert son portrait qui dormait depuis des années dans un emballage de récupération. In extremis en quelque sorte puisque moins d'un mois plus tard, son petit-fils, mon père, nous quittait.
  2. J'avais trouvé sur le net un ouvrage qui classait les vin de Bitry comme plutôt bons, du moins pour la région, mais impossible de le retrouver.

Publié dans Généalogie, 1J1Ancetre

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