Double cousinage

Publié le par Paddygenéalo

Le « projet Flines » et le « projet Marchiennes » ne sont pas terminés. J’ai continué l’étude de la descendance de mes ancêtres ayant vécu vers 1800, en remontant les branches de mes grands-pères avec cette fois le « projet Julien » et le « projet Lyonnel » selon leurs prénoms, qui sont aussi les miens. J’y reviendrai sans doute mais pour l’instant le « Julien » est un peu limité par la disponibilité de l’état civil en ligne du Gers(1).  Quant au « Lyonnel », il a bien avancé mais je vais laisser de côté toute une branche, celle des Bernard. Non que la grande fréquence du nom rende la tâche insurmontable, non que le métier(2) de beaucoup d’entre eux rende tout cela bien compliqué, mais il se trouve que ma sœur a beaucoup étudié de ce côté-là et que je ne vois pas tellement l’intérêt de dupliquer.

Au fil de l’avancée de ces projets, je me suis rendu compte qu’au lieu de fixer une date, j’aurais dû prendre une génération, celle qui majoritairement a vécu vers 1800. C’est à dire celle des sosas autour de 100 (de 64 à 127). Bien sûr, cela fait du monde, mais toutes les branches ne sont pas aussi fournies : la mortalité infantile a parfois fait des ravages.

C’est en reprenant, justement pour harmoniser le point de départ, le projet « Marchiennes », celui de ma grand-mère maternelle, que j’ai croisé le projet « Flines », celui de ma grand-mère paternelle. En fait je connaissais depuis longtemps ce couple marié à Noyelles-Godault en 1903, formé de Marie Blanchart (cousine de mon arrière grand-mère paternelle) et Edmond Lefebvre (cousin de ma grand-mère maternelle). Il y a une génération d’écart dans le cousinage : à l’époque des écarts d’âge importants au sein d’une fratrie n’étaient pas rares et c’est ainsi que ces deux époux, du même âge, sont pour moi des cousins avec une génération d’écart !

Mais je ne leur connaissais pas d’enfant. J’avais bien cherché, à l’époque où je les avais découverts, tant à Noyelles-Godault qu’à Aniche où Edmond est décédé à l’âge de 26 ans. Et aussi, plus récemment dans des communes voisines, ainsi qu’à Hénin-Liétard d’où Edmond était originaire. Mais j’avais fait chou blanc. Or, au cours de cette recherche, une « cousine » croisée sur Geneanet m’apprend que Marie aurait eu une fille de son premier mariage ! D’ailleurs elle-même ne le savait pas et c’est pour me répondre qu’elle a interrogé un de ses oncles qui, lui, savait que Marie avait donc eu une première fille, peut-être prénommée Marie. Mais voilà, je l’avais vainement cherchée…

Mais je n’avais pas épuisé toutes les ressources ! Et notamment les recensements. Je n’ai rien trouvé dans celui de 1906 à Aniche, mais le décès s’est produit en début d’année, probablement avant les opérations de dénombrement. Alors j’ai regardé celui de Noyelles Godault la même année : la qualité d’image est très mauvaise et je n’y ai rien trouvé. Restait alors celui de 1911. Dernière chance. Et bonne pioche.

Double cousinage

Je savais que Marie s’était remariée, toujours à Noyelles, avec Pierre Wiart. En effet, sa famille se trouve dans ce recensement et sa fille, Marie aussi, est bien présente. Avec le lieu de naissance : Hénin. Grosse surprise puisque j’avais vainement cherché là-bas. Aussitôt je retourne voir les archives du Pas de Calais, en sachant cette fois que c’est en 1904 qu’il faut chercher. Mais j’ai déjà regardé les Lefebvre et ça ne colle pas. Alors ? Une Blanchart ? Il y en a une. Mais non, c’est bien une cousine aussi mais je la connais déjà et pas de lien si direct avec Marie. Et puis soudain, je me dis que tant que j’y suis, autant regarder les Delval(3) au cas où. Et là, bingo !

Double cousinage

Elle est enregistrée comme Delval et l’acte, qui ne comporte aucune mention marginale, n’a jamais été corrigé. Je comprends mieux pourquoi je l’avais manquée. A ce stade, la fameuse fille qui n’avait pas été identifiée est donc retrouvée, mais je n’allais pas m’arrêter aussi vite. En effet, ma cousine Geneanet ( !) sait aussi, toujours par son oncle, que Marie s’est mariée et aurait eu un enfant en région parisienne. Certes, c’est large comme zone de recherche mais pourquoi pas. J’ai d’abord cherché dans le XIXè où a vécu un oncle Lefebvre. Mais rien.

Mais nouveau coup de chance, les tables décennales de Noyelles-Godault sont disponibles en ligne et on y voit un mariage d’une certaine Marie Lefebvre avec un certain Antoine Guillemard. Aucun doute possible (Marie Augustine, c’est clair).

Mais ce Guillemard, d’où tombe-t-il ? Le patronyme est inconnu à Noyelles comme à Hénin. Le rechercher à Paris ? Ne rêvons pas… Et là, autre intuition : l’Allier ! C’est logique après tout, la jeune Marie a probablement été évacuée avec sa mère pendant la guerre, qui sait d’ailleurs si elle n’y est pas restée et ne serait revenue dans le Pas-de-Calais que pour se marier ? Je n’avais pas consulté les archives de l’Allier précédemment, mais ça va, elles sont plutôt faciles d’accès et par chance, Deneuille-les-Mines, où est décédée Marie Blanchard, la mère de l’autre Marie, n’est pas une si grosse commune qu’il soit impossible d’y parcourir quelques années de registres, surtout en cherchant d’abord les index de fin d’année. Trouver Antoine Roger Guillemard ne fut pas très compliqué.

Double cousinage

Et comme les auspices étaient bons, l’acte comporte l’indication du décès survenu à Paris 11è en 1981, c’est-à-dire non seulement un lieu connu mais aussi et surtout des archives disponibles en ligne !

Double cousinage

Et cet acte permet de continuer ! En effet, si Antoine Guillemard est décédé dans le 11è (à une adresse où forcément je suis passé quand j’habitais le quartier !), il habitait le 20è arrondissement. Du coup, j’ai pu aller plus loin grâce au recensement de 1936 (le suivant n’est pas accessible en ligne) qui révèle que le couple Guillemard-Lefèbvre vit déjà rue des Panoyaux à cette date et qu’il a un fils prénommé B.(4) et né en 1932. Et j’irai même un peu plus loin grâce aux tables décennales qui m’apporteront le prénom complet (B. R.) et la date de naissance, que je ne citerai pas ici car il est possible que ce cousin soit encore de ce monde ! Il aurait l’âge de ma mère, qui est donc la cousine issue de germains de la sienne (par les Lefebvre, alors qu’il était un cousin issu d’issu de germains de mon père (par les Delval). Tout cela, à l’échelle généalogique est très proche.

Trop proche peut-être mais ce qu’il m’a semblé intéressant de partager, c’est le cheminement qui a permis de trouver ce cousinage, en une seule soirée d’ailleurs une fois que la présence de Marie à Noyelles-Godault en 1911 a été identifiée.

  1. Même si ça progresse du côté du Gers ! Mais il faudra encore du temps pour disposer des états-civils du XIXè siècle, et que dire du temps de l’Ancien Régime…
  2. Ils étaient bateliers, c’est-à-dire « de nulle part », comme on disait avec mon grand-père. La grosse difficulté est qu’ils n’ont pas de résidence fixe : les naissances, comme les décès, survenaient là où était le bateau. Et à partir du XIXè le bateau peut être à peut-près n’importe où sur un canal, c’est-à-dire entre Dunkerque et Paris, mais aussi Rouen, sans oublier l’Est industriel… La généalogie batelière est une affaire de spécialiste, je n’en suis pas un. Je contribue quand je vois un nom connu dans un registre de l’Oise, par exemple.
  3. Delval comme mon arrière grand-mère maternelle, et je sais qu’une partie de la famille a vécu à Hénin.
  4. B. car s'agissant d'un "contemporain" j'ai, après réflexion, choisi de ne pas indiquer le prénom. Si lui ou un de ses proches découvrait ce post, il se reconnaîtra.

Publié dans Généalogie

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Z
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