«L » comme Laure Lesoin (et Lydie Blervaque!) (*)
Encore un qui change par rapport au plan initial, mais pouvais-je faire autrement ? Mon post de la lettre « E » évoquait le passage de cette cousine (éloignée bien sûr) à Ellis Island. Il se voulait aussi une bouteille à la mer.
Je n’imaginais toutefois pas que l’océan Atlantique était aussi étroit en ce moment. Un commentaire fut laissé. Son auteur est un autre participant au ChallengeAZ et au vu de la nature de ses posts, je comprends mieux pourquoi il a pu me mettre ainsi sur la voie, et même émettre une hypothèse qui s’est ensuite avérée juste. Mais n’allons pas trop vite.
Mon post « E » notait le passage à Ellis Island, découvert finalement par hasard en cherchant autre chose (mais ça, en généalogie, c’est plutôt courant), d’une certaine Laure Lesoin dont j’avais pu déterminer qu’elle était une cousine, à peu près contemporaine de mon arrière-grand-mère. Mon généreux contributeur, de Laval au Québec, m’a mis sur une piste : elle allait à Canastota, état de New York, et il émettait même l’hypothèse que la tombe au nom de Laure Bourgoin dans le cimetière local était la sienne. Mais le plus important est qu’il m’indiquait, preuve à l’appui, qu’elle se rendait chez des cousins nommés Wuilliez. Si ce nom m’était alors inconnu, il m’apparut tout de suite qu’il ressemblait fort à Willay qui, lui, m’est parfaitement connu puisque je descends à la fois des Willay de Coutiches et de ceux de Château-l’Abbaye(1). Je vais y revenir.
Extrait du Madison County Time en date du 30/12/1960 |
J'ai cité plus haut les Willay de Coutiches. Il s'avère que les Wuilliez en sont bien des descendants. C'est une branche dont j'avais déjà des éléments et je n'ai pas eu trop de peine à relier les deux extrémités. En remontant toutefois au tout début du XVIIè siècle pour nous trouver des ancêtres communs.
Au cours du XIXè siècle, j'ai noté chez les Willay de Wandignies-Hamage un grand nombre de variantes dans l'écriture du nom. Il n'y pas lieu d'en être surpris: ces gens là ne savaient pas lire et le curé a parfois fait preuve d'imagination pour transcrire les noms qu'il entendait, sans se référer à des actes plus anciens. Willay, Wuillay (avec ou sans "y") et un Wuilliez qui apparaît au mariage de Pierre Marie, le père d'Edouard qui émigrera aux Etats-Unis. Peut-être s'agit-il de la première génération à savoir écrire, ceci expliquant alors cela.
Mais voilà, je n'en ai pas encore fini avec ces cousins américains... En effet, le relevé des tombes du cimetière où sont enterrés les Wuilliez et Laure Lesoin, montre une certaine Lydie Lervaque, que j'ai aussitôt corrigé en Blervaque (c'est, coïncidence, son passage à Ellis Island qui a été cité plus haut).
Or le nom Blervaque est loin de m'être inconnu, sauf que je ne m'attendais pas du tout à le trouver là. Mieux, j'avais déjà une Lydie Blervaque dans mon arbre! Elle était la fille d'Hypolite et de Juliette Lesoin (tiens une autre Lesoin.. mais là je n'ai pas pu, pas encore, établir le cousinage(5)).
C'est que des Blervaque, j'en ai dans mon arbre. Mais dans la branche paternelle, alors que les Lesoin sont de ma branche maternelle. Mes Blervaque sont plutôt à Flines-lez-Râches ou à Bouvignies mais je connaissais déjà une branche installée à Marchiennes (qui est proche) dans laquelle se trouve un nommé Pierre Joseph, probablement membre de la toute première Légion d'Honneur(6). De fait, Lydie Blervaque était la fille d'un cousin germain de ma trisaïeulle Eugénie Blervaque. Une autre aventure généalogique insoupçonnée à découvrir? Peut-être pas, car en vérifiant tout cela, je me suis rappelé que les regsitres de décès de Marchiennes du début du XXè siècle sont en ligne (je les ai utilisés pour l'inventaire des poilus tombés durant la guerre de 14) et je suis donc tombé, presque par hasard, sur les actes de décès des époux Lesoin-Blervaque.
- A ma connaissance, personne n’a pu formellement établir le lien entre les deux branches : les noms cités dans les différents documents parvenus jusqu’à nous ne laissent pas de doute quant à l’origine à Coutiches des Willay de Château mais le manque de sources oblige à émettre des hypothèses..
- Je sais que les généalogistes à l’ancienne et autres puristes considèrent qu’utiliser ce site est une imposture. Je ne partage pas ce point de vue : de tous temps, les généalogistes amateurs ont échangé les informations, discuté entre eux des hypothèses. Bien sûr, recopier sans ni citer ni contacter ses sources, comme font certains, est assez bête. Mais enfin, si on partage, on doit accepter d’être recopié. Pour moi, les données en ligne sont une source parmi d’autres : il faut les recouper, les vérifier mais surtout chercher à entrer en contact avec ceux qui les ont mises là.
- Florence et Philomène (ma bisaïeule) étaient cousines germaines.
- Compte tenu des dates de naissance, il n'est pas impossible que l'un d'eux soient encore en vie.
- Au moment où je l'écrivais du moins... Qui a dit que la généalogie était figée?
- Les archives ne le connaissent pas (base LEONORE) mais il semble qu'un de ses descendants ait réussi à établir son appartenance.


