Autre promenade généalogique

Publié le par Paddygenéalo

Après la visite dans le 13è arrondissement, où il ne reste pas grand chose, j'avais le projet d'aller dans le 19è où vécu mon arrière-grand-mère Louise Bouchy, ainsi que ses parents. D'ailleurs, il faudrait y retourner car j'ai bêtement oublié le 18 rue de Meaux où elle est née. Mais non, je suis bien passé là mais à cet endroit, comme dans le 13è, une barre d'immeubles a remplacé le bâtiment qui existait à la fin du XIXè siècle.

Je suis donc sorti du métro place du Colonel Fabien, ce qui m'a permis d'avoir une pensée pour le génie brésilien Oscar Niemeyer.

Siège du PCF

Siège du PCF

Ce n'est évidemment pas pour ça que je me suis rendu dans le 19è mais il se trouve que j'avais trois adresses que je voulais voir. Et l'une d'elles est le 29 rue de Meaux. Or la rue de Meaux débouche place du Colonel Fabien et c'était donc le meilleur accès.

C'est là qu'est décédée Marie Rose Guérin le 12 novembre 1902. Il s'agit donc de mon arrière-arrière-grand-mère. Elle était née à Bitry, dans l'OIse, aux confins de l'Aisne et était venue à Paris, avec Désiré Bouchy son mari, vers 1860 (si j'en crois les lieux de naissance des enfants). Marie Rose Guérin est couturière en 1865 (naissance de son fils Désiré, qui ne vivra guère) et on la dit concierge en 1883 lors de son veuvage. Entre temps, elle a habité rue de Flandre, ce qui n'est pas très loin.

29 rue de Meaux29 rue de Meaux

29 rue de Meaux

Je ne sais pas depuis combien de temps elle habitait là, ni si elle y était concierge. Ce qui est sûr c'est qu'en 1883, le domicile familial était 82 rue de Flandre car c'est là qu'est décédé Désiré Bouchy son mari, et mon arrière-arrière-grand-père.

A son décès, il est dit tailleur de pierres. Je ne sais pas bien ce qu'il faut comprendre même s'il est probable que la construction à l'époque occupait beaucoup de monde. C'est son gendre Afred Gibrat, boulanger, qui déclare le décès. On retrouvera cet Alfred Gibrat, cité comme témoin à la naissance en 1891 dans le 15è arrondissement de mon grand-oncle Jean.

Le 82 rue de Flandre existe lui aussi encore. On devine une cour intérieure à laquelle malheureusement on ne peut accéder.

Autre promenade généalogique

Entre ces deux adresses, il y a le canal... Et aussi le pont de la rue de Crimée. Ce pont levant, ainsi qu'en atteste une plaque toujours visible, a été construit en 1885 par la compagnie Fives Lille.

Plaque sur le pont de la rue de Crimée

Plaque sur le pont de la rue de Crimée

J'étais passé souvent dans ce quartier mais je n'avais jamais réalisé à quel point l'avenue de Flandre et ce pont sont proches. Voilà qui renforce ma conviction que mon arrière-grand-père Joseph a travaillé, jeune ingénieur, sur le chantier de ce pont et que c'est ainsi qu'il a rencontré mon arrière-grand-mère. Impossible de le prouver, tous les témoins ont disparu depuis longtemps...

Mais puisque j'en suis au canal, je ne peux évidemment m'empêcher de penser que mes ancêtres bateliers, qui sont dans ma branche maternelle alors que ceux que j'évoquais plus haut sont de ma branche paternelle, sont aussi passés là.

C'est même prouvé, puisque le 28 décembre 1894, une bonne partie de la famille était quai de la Loire, près du bateau l'Annamite où naissait le premier fils de mon arrière-grand-oncle Fernand Blasseau, en présence notamment de mon arrière-grand-père Clotère Charlemagne Bernard, son beau-frère. L'enfant ne vivra guère.Il parait qu'il n'était pas rare, chez les bateliers de voir réunis plusieurs membres de la famille, eux aussi bateliers, pour la naissance d'un premier enfant. Bien sûr, ce n'est pas pour eux que je me suis rendu au bord de ce canal, mais comment ne pas les évoquer aussi?

Le pont, en mouvement

Le pont, en mouvement

Il me restait encore à rendre visite au 11rue de la Grange aux Belles. Mais là, j'y était déjà allé. Il n'empêche, je reste surpris de voir que ce bâtiment est encore là...

Rue de la Grange aux Belles

Rue de la Grange aux Belles

C'est à cette adresse que sont domiciliés mon grand-père et sa mère, veuve depuis 1916, lorsqu'il est au service militaire en 1920. Evidemment, entre l'immeuble de la rue Félix Faure et celui ci, il y a un monde. Ils n'y resteront pas puisqu'en 1924, à son mariage, mon grand-père est domicilié, comme sa mère, rue Saint Albin à Douai, ville où il était né. Y avait-il suivi son frère Jean qui s'y lançait dans une entreprise qui devait faire faillite peu de temps plus tard (mais exister, reprise par un de ses employés, jusque dans les années 1970).

Autre promenade généalogique
Autre promenade généalogique
Autre promenade généalogique
Autre promenade généalogique

Et je ne saurais conclure sans dire que cette ballade le long d'un canal m'en a rappelé d'autres, aujourd'hui bien anciennes. Et que, étrange concours de circonstance, c'est à mon grand-père maternel que je pensais en marchant là, entre les lieux où vécurent ceux de ma branche paternelle.

Publié dans Généalogie, Lieux

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