« A » comme Accidentel

Publié le par Paddygenéalo

Pour entrer dans le jeu du fameux Challenge AZ, il faut bien commencer par un « A »…

Ah ? Oui « A »… Voyons donc ce que le « A » pourrait proposer… « A » comme Achille ? Achille Groulez bien sûr, l’un des deux ou les deux d’ailleurs… Oui, mais j’ai déjà fait un post (une petite série en fait). Il fallait trouver autre chose.

J’ai pensé aussi à « Archives du Nord », puisque c’est là que se trouvent la plupart des registres contenant les actes de naissance, baptême, mariage et décès ou sépulture d’une forte proportion de mes ancêtres. Seulement voilà, le titre est déjà pris… Et pas par n’importe qui : c’est la grande Marguerite qui l’a utilisé pour une œuvre qui pourrait presque être qualifiée de roman généalogique. Presque. Mais pourtant, c’est bien cela que j’ai failli retenir !

Finalement, je vais garder l’hommage aux « ADN » pour plus tard.

L’esprit cartésien a repris le dessus : je ne peux consacrer le premier post de mon premier « Challenge AZ » qu’avec la façon dont je suis arrivé à la généalogie. Ce sera donc « A comme accidentel ». A vrai dire non comme un accident néfaste mais comme un hasard, plutôt heureux si je compte les moments de découverte, de recherche aussi, d’interrogation avant cela.

Il faut le dire : sans internet, je ne serais jamais venu à la généalogie. Je n’avais guère d’enthousiasme pour la recherche de mes racines et je me contentais de quelques vagues connaissances : des ancêtres sur les canaux, d’autres à Marchiennes, à Flines et enfin une branche dans le Gers par un arrière-grand-père qui, à la fin du XIXè siècle, fit des études qui, indirectement, installèrent sa descendance bien plus au nord que ce que sa naissance avait prévu. Mais l’objet n’est pas ici de décliner mon arbre généalogique.

Un accident, disais-je… Un accident au sens de hasard, de concours de circonstance. En effet, j’étais tranquillement à me promener sur le net quand je me mis à rechercher quelques informations sur le monument aux morts de l’Ecole Normale de Douai. C’était logique : nous étions un 11 novembre et cette date reste associée au cérémonies auxquelles nous autres, jeunes élèves de l’école annexe de cette vénérable institution étions invités à participer à la célébration annuelle de la mémoire des instituteurs tombés pour le pays dans ce temps qui nous semblait alors plus proche de la préhistoire que de notre temps à nous.

« A » comme Accidentel

J’aurais pu en rester là… Mais j’ai essayé d’en savoir plus sur ce monument et de fil en aiguille, ou plutôt de Google en Google, je suis alors allé visiter le site de la ville de Douai et miracle, il comporte toute une partie consacrée aux archives d’état civil. Curieux, j’ai cherché mon grand-père dont je savais qu’il était né à Douai vers 1900. C’est ainsi que son acte de naissance fut le premier d’une longue série. Ce document ne m’apprenais pas grand-chose que je ne savais déjà : j’avais, bien des années auparavant et sans que cela ne déclenche quoi que ce soit, découvert sur internet l’acte de mariage de mes arrière-grands-parents dont je connaissais donc déjà tous les prénoms cités là. Le seul élément est l’adresse à laquelle est né mon grand-père, rue de Cambrai à Douai mais il s’agissait probablement d’un logement lié à l’emploi de son père, qui n’habitait la cité de Gayant qu’en raison de contraintes professionnelles.

Ce n’est pas tellement le contenu de ce document qui est important mais bien la découverte de l’existence d’archives d’état-civil en ligne. Jamais je n’aurais été consulter des archives physiques : elles sont à Lille pour la plupart de mes ancêtres et moi je suis en région parisienne. Avec le recul, je sais aussi que si j’avais dû aller chercher dans les registres, ou dans leurs microfilms, il m’aurait fallu des années pour constituer ce que j’ai pu faire avec les archives en lignes. Parfois, je me dis que c’eût été mieux…

Internet, je suis tombé dedans dès les années 90… Alors forcément, rechercher dans des archives en ligne n’est pas un exercice compliqué pour moi. En quelques mois, j’ai pu remonter jusqu’aux limite des archives. Mais c’est une autre histoire…

Publié dans ChallengeAZ

Commenter cet article

Yann 01/06/2016 22:24

Dans un premier l'accident car c'est un peu un hasard et ensuite l'accident comme la tuile car qu'est ce que ce hobby peut être chronophage :)

Paddygenéalo 01/06/2016 23:33

Chronophage... Et avec cette drôle d'idée de faire un post par jour, c'est bien pire. Il faut croire que nous avons un côté maso...

Mam'elix 01/06/2016 15:50

Il est toujours intéressant de savoir comment d'autres sont "tombés" dans la généalogie. A chacun son chemin; mais je pense qu'ils sont rares ceux qui abandonnent ou bien leurs motifs sont prioritaires et ils ont sûrement quelques regrets. A bientôt pour la suite.
Marie